Choisir un nom est un exercice complexe qui mélange stratégie, créativité et contraintes légales. Un nom trop descriptif peut être fade. Un nom trop audacieux peut être un pari risqué. Et un nom mal réfléchi peut carrément nuire à la croissance de l’entreprise.
Plutôt que de chercher « le nom parfait » (indice : il n’existe pas), mieux vaut comprendre les grandes catégories de noms et ce qui les rend efficaces. Voici un tour d’horizon des sept types de noms de marque, avec des exemples, des forces et des pièges à éviter.
01. Les noms descriptifs
Les noms descriptifs disent exactement ce que l’entreprise fait. On pense à Vitamin Water, à Pizza Pizza et à Monsieur Muffler. L’avantage? Pas besoin d’explication. C’est clair, direct et efficace pour le SEO.
À considérer? Ce type de nom manque souvent d’originalité et d’impact émotionnel. Il peut aussi être difficile à protéger légalement.
02. Les noms de personnes
Certains noms de marque proviennent directement des fondateurs. Ben & Jerry’s, Tommy Hilfiger, Ford et Dolce & Gabbana sont des exemples classiques. Au Québec, Molson, Saputo ou Jean Coutu jouent aussi sur cette dimension humaine et authentique.
À considérer? Si la marque veut s’étendre ou changer de direction, un nom trop attaché à une personne peut devenir une contrainte. Aussi, un nom inconnu n’a pas le même poids qu’un nom déjà célèbre. Finalement, la marque personnelle peut avoir des répercussions sur la marque commerciale.
03. Les noms évocateurs
Ces noms ne disent pas directement ce que fait l’entreprise, mais ils créent une image forte. Nike (inspiré de la déesse de la victoire), Uber (idée de supériorité), Jaguar (puissance et élégance). Au Québec, BonLook évoque le style et la mode, La Cage (anciennement La Cage aux Sports) évoque le côté brut et intense du sport.
À considérer? Trouver un mot évocateur qui n’a pas déjà été pris est un vrai défi. Et s’il est trop abstrait, il peut manquer de clarté.
04. Les noms inventés
Créer un mot de toutes pièces permet d’obtenir un nom unique, souvent inspiré du latin, du grec ou d’assemblages sonores. Google, Pixar, Kleenex et Netflix sont devenus des références. Ici, on pense à Olymel (contraction de « Oly » et « mélange »).
À considérer? Ces noms demandent souvent un effort marketing plus important pour être compris et adoptés par le public.
05. Les noms géographiques
Un nom peut refléter un territoire ou une origine. De American Airlines à Patagonia en passant par Boston Pizza, voici quelques exemples. Au Québec, on retrouve Québecor et la Fromagerie de l’Île-aux-Grues.
À considérer? Un nom géographique peut être trop restrictif si la marque veut s’internationaliser ou prendre de l’expansion. Une entreprise nommée « Québec Transport » pourrait avoir du mal à s’étendre ailleurs.
06. Les sigles et acronymes
BMW (Bayerische Motoren Werke), HBO (Home Box Office), IBM (International Business Machines) sont des noms devenus incontournables. Dans la sphère québécoise, SAQ, STM et UQAM en sont des équivalents.
À considérer? Un acronyme manque souvent d’émotion et de sens immédiat. Il faut du temps (et beaucoup de marketing) pour lui donner une identité forte. Ensuite, au niveau graphique, il faut compter sur un designer de marque qui sait travailler les polices de caractères pour faire ressortir une personnalité à travers quelques lettres.
07. Les noms arbitraires
Certains noms de marque utilisent un mot existant totalement hors contexte. Apple pour la technologie, Amazon pour le e-commerce. Ici, on pense à Macadam, notre agence familiale. 😉
À considérer? Comme pour les noms évocateurs, le lien avec l’entreprise n’est pas immédiat. Il faut construire une histoire autour du nom.
Qu’est-ce qui fait un bon (ou un mauvais) nom de marque?
Un bon nom de marque est…
- Évocateur → Il suggère l’essence de la marque.
- Mémorable → Facile à retenir et à prononcer.
- Visuel → Il génère une image mentale forte.
- Évolutif → Il laisse place à la croissance.
- Émotionnel → Il crée un lien avec le public.
- Protégeable → Il est disponible juridiquement.
Un mauvais nom de marque est…
- Sans impact → Trop générique ou descriptif.
- Difficile à écrire/prononcer → Risque d’erreurs et de confusion.
- Trop technique ou jargonneux → Réservé aux initiés.
- Trop restrictif → Limite la croissance.
- Déjà pris ou trop proche d’un concurrent → Perte d’unicité.
Choisir son camp : audace ou sécurité?
Un bon nom est un savant dosage entre stratégie et créativité. Certaines marques jouent la carte de la sécurité avec des noms descriptifs ou des noms de famille, d’autres misent sur l’audace et l’originalité. Tout dépend de l’ambition et du positionnement.
Besoin d’un nom qui a du punch? Un bon branding commence par un bon nom. Assurez-vous qu’il vous distingue et marque les esprits. Et si vous avez besoin d’un regard expert, on est là pour en parler.